Lorsque nous visitons les tombes des Ahl al-Bayt (as), nous leur exprimons notre dévotion dans un langage profond. Par exemple, lorsque nous visitons la tombe de l’Imam Reza (as), nous disons : « Paix sur toi, fils du Messager de Dieu », ou lorsque nous visitons le sanctuaire d’Hazrat Masoumeh (sa), nous la saluons, et cela montre qu’elle est pour nous, présente, témoin et à l’écoute. Nous croyons qu'elle entend notre voix et fait attention à nous.
Si nous prêtons attention au contenu des ziarats, nous verrons qu’elles confirment la croyance que l'esprit de l’Imam est présent, qu’il voit notre dévotion et entend nos prières. Nous pouvons bien sûr dire : « Paix sur toi, fils du Messager de Dieu » et tourner nos cœurs vers le sanctuaire d’Hazrat Reza (as), mais saluer de loin est différent de la visite aux sanctuaires où le corps pur des saints est enterré. Leur âme appartient à ce corps et notre présence dans ces lieux, a une grande influence spirituelle.
Dans les prières du pèlerinage des Ahl al-Bayt (as), nous témoignons qu'ils étaient des serviteurs obéissants de Dieu et qu’ils ont fait beaucoup d'efforts dans le chemin de Dieu. Cela montre notre lien religieux et nos salutations montrent que nous les considérons comme présents et attentifs à nos affaires. Nous témoignons également qu’ils sont des serviteurs qui ont travaillé dur dans la voie de Dieu. Nous acceptons leur proximité avec Dieu et nous en témoignons.
Le point important dans les pèlerinages, est d'offrir les salawat à l'Imam (as), qui montrent notre amour. Nous demandons à Dieu d'augmenter Sa miséricorde et Sa compassion envers eux. Si nous visitons les sanctuaires de l'Imam Reza (as) et d’Hazrat Masoumeh (as) pendant la Décade de la bonté, nous devons prêter attention à ces points.
Un autre point qui existe dans les pèlerinages, est la reconnaissance de la résistance des saints de Dieu aux ennemis de Dieu et de la religion, et des souffrances qu’ils ont endurées. Il y a aussi des prières et des vœux dans les ziarats, qui nous enseignent comment prier.
Bien sûr, nous faisons parfois, nous-mêmes, un vœu et une prière. Parfois nous faisons le pèlerinage à un moment précis. Par exemple, dans la Décade de la bonté, selon nos traditions, nous savons que Dieu prête davantage d’attention à ces personnes honorables et nous en bénéficions également, à la lumière du pèlerinage.
Extrait d’un entretien de l’Hodjat ul-islam, Mohammad Biabani, professeur au Centre d’enseignement islamique de Qom, avec l’Agence iranienne de presse coranique.